« Télévision du futur » : les télévisions indépendantes restent dans un no man’s land législatif

22 février 2007

La loi dite « télévision du futur » est adoptée ce jour par le Parlement.

Pour le SIRTI, le syndicat des 140 chaînes de radio et de télévision indépendantes, ce texte demeure déséquilibré et injuste malgré de rares améliorations issues d’un débat parlementaire contraint par la procédure d’urgence.

Les indépendants de la télévision restent dans un no man’s land législatif.

Déjà exclus de la TNT, ils redoutent d’être également écartés des autres formes de la télévision numérique dont la loi projette le lancement : Télévision Mobile Personnelle et TV Haute Définition.

Cette loi distribue des chaînes bonus aux géants (Canal+France, M6, TF1) et institue le favoritisme pour les chaînes de la TNT (les mêmes, plus les groupes NRJ, RMC-BFM et Bolloré). La loi demeure muette sur la diversification des éditeurs de chaîne et le pluralisme des contenus dans le paysage de cette télévision du futur.

La loi a mieux à faire qu’être le cryptogramme garantissant les intérêts et les parts de marché des « happy few » qui dominent l’audiovisuel en France.

La question du pluralisme et de l’indépendance des éditeurs de l’audiovisuel est en passe de devenir un thème du débat public.

L’inscription, dans une prochaine loi, d’une régulation positive en faveur des chaînes indépendantes €“existantes ou émergeantes- serait le moyen simple et réaliste de desserrer la concentration et de relancer la concurrence dans l’audiovisuel.